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Transition énergétique et compétitivité : quelle équation pour l'industrie française ?

Jeudi 5 juin, de 9h30 à 12h

Réunion à Paris

Le plan Nouvelle France Industrielle présentée par le président de la République et Arnaud Montebourg en septembre 2013 hisse la transition énergétique et écologique parmi les priorités de la politique industrielle de la France.  Nonobstant, les conditions de cette même transition énergétique ne sont pas sans poser questions chez les industriels.

 

Les recommandations du Cercle de l’industrie et de l’Association françaises des entreprises privées présentées au Ministre du Développement Durable– et notamment relayées dans un article du Monde daté du 7 février – identifient la transition énergétique comme un potentiel "levier de performance écologique et économique". Si cette déclaration est encourageante, la transition devra néanmoins s’opérer à des "coûts acceptables" jugent les patrons. Ces déclarations relayent les positions déjà exprimées par plusieurs industriels lors du DNTE. 

 

L’équation visant à concilier transition et compétitivité ne s’avère pas simple à résoudre. Alors que l’évolution du mix énergétique vers plus d’Enr laisse envisager une hausse du prix de l’énergie, l’industrie française a rarement été autant exhortée à revoir son degré de compétitivité.

  • Dans quelles conditions la transition énergétique peut-elle devenir un atout ou un frein pour la compétitivité de l'industrie française ?
  • Quelles sont les attentes des industriels français vis-à-vis de la loi sur la transition énergétique ?

 

Liste des inscrits
41 personnes sont présentes à cette réunion, parmi lesquelles :
La Poste
Developpement Durable
ABB France
Directeur Business Development
ALSTOM
commercial director
CGI BUSINESS CONSULTING
Senior Consultant
ORANGE BUSINESS SERVICES
ACCOUNT MANAGER
ORANGE HORIZONS
Partenariats
BHC ENERGY
Responsable Nouveaux Marchés
Cofely INEO
Directeur délégué
Orange
directeur d'exploration
EDF
Ingénieur
COFELY International FM
Key Account Director
CGI Business Consulting
Consultant
Office du Tourisme et des Co
chargée de mission DD
EY
Senior Manager
EDF
EXPERT ENERGIE
GDF SUEZ
Chargée de mission - Recherche et Innovation
Schneider Electric
Ethics & Policies Vice-President
none
Alstom
directeur de programme developpement durable
Alstom
SD manager
Dalkia
marketing
CCI France
Chef de projet énergie
Direction régionale et inter
Adjointe au Chef du Service Energie, Climat, Véhicules
Alstom
Sustainable sourcing director
Aressy
directrice associée
Société Générale
Corporate Environment Director
Dalkia
Responsable Comptes Stratégiques
DNV
Membre Comité de certification
CDC Climat
Senior Investment Manager
IAU île-de-France (Planning
Economist
EDF
Responsable Efficacité énergétique
edf
ingenieur chercheur
Green Alternative
Directeur Général
EY
Manager | Cleantech
EDF
Chargée de mission
CGI Business Consulting
Stagiaire
GEO PLC
chargé d'affaires publiques
CGI
Senior Manager
EDF
Chef de projets
CGI Business Consulting
Manager E&U
CDC CLIMAT
DIRECTEUR
Consulter le compte-rendu et les présentations
Voir la video

 

DÉBUT DE LA CONFÉRENCE

 

INTRODUCTION D’ALEXIS GERARD – DE L’ACV A L’ECOCONCEPTION : APPROCHE THEORIQUE

VOIR LA PRESENTATION POWERPOINT

 

Présentation de RDC Environnement

 

RDC Environnement est un cabinet spécialisé qui accompagne les entreprises et les acteurs publics dans la prise de décision en faveur du développement durable. Nos activités s’articulent autour de quatre domaines d’intervention :

-          La gestion stratégique des déchets

-          Les outils d’Analyse de cycle de vie (ACV)

-          L’analyse de cycle de vie ad hoc

-          L’évaluation de la durabilité des systèmes et des produits

 

Définition

 

L’Ecoconception est une démarche qui vise à intégrer les enjeux environnementaux dans la conception ou la re-conception d’un service, d’un produit, voire d’une politique, et ce en vue de diminuer tout au long de son cycle de vie ses impacts environnementaux.

Les apports du concept de l’écoconception

 

L’intérêt de l’écoconception est de proposer une approche par le produit, plutôt qu’une approche par le site ou l’organisation. Plus qu’au produit, l’écoconception se focalise d’ailleurs sur la fonction du produit, c’est-à-dire au service que ce dernier doit rendre à l’utilisateur.

Une démarche d’écoconception va produire une réflexion globale sur la vie du produit, du berceau à la tombe. Elle va permettre de proposer une vision multicritère, qui dépasse les seuls indicateurs de l’ACV. L’outil ACV reste cependant une étape incontournable, en ce qu’il permet d’éviter les transferts d’impacts sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit.

L’écoconception d’hier à demain

 

Dans les décennies 50 - 70, l’accent a été mis sur les mesures curatives. Puis, entre la décennie 70 et le milieu des années 80, on observe une nouvelle orientation vers les mesures préventives et la gestion des risques. Plus tard, au tournant des années 1990, les idées de management environnemental se sont imposées entraînant la réflexion sur l’écoconception, dont un nombre croissant d’entreprises se saisit à présent. De nos jours, les approches sont de plus en plus systémiques et on parle volontiers d’ « éco-socio-conception », notion dans laquelle les problématiques sociales sont également intégrées.

Les différents niveaux d’écoconception

 

En fonction de la maturité des entreprises, il est possible de distinguer différents degrés d’écoconception, depuis l’amélioration d’une composante d’un produit (son emballage par exemple), jusqu’à la refonte complète du modèle économique de l’entreprise par rapport aux produits qu’elle décide de mettre en vente. S’il était possible de proposer une typologie, nous pourrions parler de quatre niveaux d’écoconception :

-          Le niveau 1 de l’écoconception reviendrait à optimiser un process industriel pour, par exemple, éviter les chutes et les pertes, planifier les parcours de collecte pour réduire les distances et les émissions de gaz à effet de serre, éliminer les substances dangereuses qui entrent dans la composition d’un produit, etc.

 

-          Le niveau 2 porterait la réflexion plus loin pour penser l’écoconception d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie

 

-          Le niveau 3 questionnerait la fonction même du produit

 

-          Le niveau 4 proposerait l’évolution du business model en suscitant le passage de la vente d’un produit vers la fourniture du service rendu par ce même produit. L’exemple de Michelin est à ce titre parlant : l’entreprise a décidé de ne plus vendre un pneu mais des kilomètres à parcourir. L’écoconception peut donc conduire à de nouvelles opportunités de marché. À partir d’une contrainte, il est possible d’ouvrir le champ des possibles. Dans ce cas, l’écoconception confine à l’écoinnovation.

Les pistes pour éco-concevoir

 

Une approche d’écoconception réside dans le compromis entre l’intégration des enjeux environnementaux aux autres paramètres de la conception. L’idée de compromis est essentielle. L’écoconception ne saurait s’imposer d’elle-même si elle ne rencontrait pas l’attente clients, la maîtrise des coûts, la faisabilité technique, etc.

Il existe une multitude de voies pour parvenir à ce compromis. La logique ACV, qui implique une réflexion multi-étapes et multi-indicateurs, demeure cependant une méthode d’évaluation clé. Elle permet de hiérarchiser les leviers d’écoconception. Elle est aussi un outil utile d’aide à la décision. Elle autorise enfin la comparaison entre les différentes versions d’un produit, entre une situation de référence et une situation d’écoconception.

Pour ceux qui souhaitent se lancer dans une démarche d’écoconception, il existe une variété d’outils de références et de guides déclinés par secteurs d’activités (voir la présentation Powerpoint ou contacter Alexis Gérard pour plus d’informations).

Les clés du succès d’une démarche d’écoconception

 

-          Adopter une démarche méthodique et rigoureuse. De l’ACV à la note de calcul, les outils méthodologiques peuvent prendre toutes les formes. Ils doivent cependant toujours permettre de prendre des décisions de manière éclairée sur la base d’informations les plus factuelles possibles.

-          Dimensionner la démarche en fonction des opportunités pour l’entreprise, des moyens disponibles, etc.

-          Rechercher des marges de conception. L’étude du cahier des charges fonctionnelles et techniques et la comparaison avec le besoin du client permet de différencier ce qui est utile et indispensable, de ce qui est surdimensionné voire accessoire.

-          Se méfier des préjugés sur les sources d’impacts environnementaux.

-          S’appuyer sur une reconnaissance extérieure (prix, labels) pour valoriser et communiquer sur la compétence de l’entreprise.

 
 

 

 

ÉCHANGES AVEC LA SALLE

 

Quels indicateurs vous permettent de dire qu’il y a aujourd’hui une demande croissante des entreprises ?

Alexis GERARD : Je n’ai pas d’indicateurs précis mais un indice parlant réside dans les chiffres d’affaires  réalisés par RDC et ses concurents spécialisés sur les questions d’ACV et d’écoconception. Le marché est porteur. Il est également possible d’évoquer des indicateurs chiffrés en se référant à l’expérimentation nationale autour de l’affichage environnemental : 300 entreprises françaises ont participé à cette démarche.

 

 

Selon vous, sera-t-il prochainement possible de comparer des offres concurrentes à l’aune de l’écoconception ?

Alexis GERARD : Les efforts de normalisation sont en cours et il faut espérer qu’ils aboutiront dans les années à venir. L’objectif du projet européen PEF (product environment footprint) est de mettre en place un cadre méthodologique strict, traduit par catégories de produits, et qui fera office de normalisation pour les calculs ACV. Dans certains secteurs, ces efforts de normalisation ont déjà été menés. Les FDES (Fiches de déclarations environnementales et sanitaires) pour les matériaux de construction édictent des normes qui permettent les comparaisons entre différentes solutions. Ce type d’outil comporte des travers mais constitue une première étape.

 

Les travaux menés au niveau européen sont-ils susceptibles de déboucher sur des directives imposant des standards sur l’affichage environnemental au niveau européen ?

Alexis GERARD : Je ne peux pas garantir à titre personnel le devenir de cette expérimentation. Est-ce que l’expérimentation donnera simplement lieu à une normalisation ? Ou sera-t-elle assortie d’une directive, voire d’une fiscalité spécifique ? Je n’ai pas de vision. Il faut cependant rappeler que cette dynamique s’inscrit dans le Single green market, dont l’enjeu est d’aboutir à un marché européen intégré plus vert. J’espère que la Commission utilisera les outils nécessaires pour aboutir à cet objectif.

 

Existe-t-il aussi des réflexions abouties sur l’ACV socio-environnemental ou sur des problématiques nouvelles qui n’étaient pas incluses dans l’ACV pour le moment ? Je pense notamment à l’enjeu de l’eau.

 

Alexis GERARD : Une publication sur le Waterfootprint est en cours. Elle va établir des standards pour l’évaluation de cet enjeu. Concernant l’éco-socio-conception, il n’existe pas de standards. Les acteurs mènent chacun leur expérimentation et testent des méthodes.

 

Vous mentionniez que l’écoconception est une approche par le produit mais l’administration française travaille actuellement sur l’impact environnemental du bâtiment et ce dernier dépasse la somme des impacts environnementaux des matériaux de construction. Peut-on penser l’écoconception au-delà du produit ?

Alexis GERARD : J’ai mentionné lors de mon introduction, qu’au-delà du produit, l’écoconception questionnait la fonction d’un produit. Il est également possible de penser l’écoconception au niveau d’un service ou d’une politique. Dans la mesure où l’intérêt est porté sur la fonction, il s’agit de prendre en compte une multitude d’enjeux et d’interactions. À titre d’exemple, on se demande souvent quel est l’impact environnemental d’un smartphone par rapport à un téléphone classique. Si on prend en compte tous les services rendus pas le smartphone le débat sur l’impact environnemental peut être réévalué.

 

Il y a aujourd’hui une directive européenne qui porte sur l’écodesign. Selon vous les termes écodesign et écoconception, sont-ils équivalents ? Je pense qu’il y a une différence. Dans le domaine du chauffage par exemple, l’écodesign a conduit à l’amélioration de la performance énergétique des produits. S’agit-il ici d’une réflexion d’écoconception ?

Alexis GERARD : Selon moi, il s’agit bien d’une démarche d’écoconception avec un focus particulier sur un enjeu précis qui a un effet sur la réduction des consommations, le changement climatique, la consommation d’énergies fossiles, etc. Les travaux se sont basés sur des savoirs historiques qui permettent d’identifier la performance énergétique comme un levier clé de l’écoconception.

Mais cela ne signifie pas que l’empreinte environnementale de ces produits a été mesurée grâce à des outils ACV…

Je ne sais pas si des outils ACV ont été systématiquement déployés. Je sais qu’il y a cependant eu de nombreux benchmark qui ont permis d’identifier les enjeux principaux de ces produits.

D’ailleurs l’efficacité énergétique n’est pas un c

Liste des intervenants
Denis Cochet
Alstom
Président d'Alstom France
Hervé Allegre
CDC Climat
Directeur des Investissements
Olivier Barrault
Utilities Performance
Président
Frédéric Utzmann
CertiNergy
Président
Arnaud Rolland
Coca Cola Entreprise
Responsable Développement Durable
Animateur(s)
Nicolas Sauhet
CGI
Senior Manager