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Fonebak donne une deuxième vie aux téléphones portables
First Mover Advantage
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Actuellement 3,4 milliards de téléphones portables circulent dans le monde, selon la GSM World association. La majorité de ces mobiles sont achetés dans des pays riches et seulement 7 % passent par la case recyclage. Créé en 2002, Fonebak est le leader européen de la valorisation des téléphones portables usagés.  Pour plusieurs euros, l’entreprise rachète les mobiles, les recycle puis les revend, pour le plus grand bien de l’environnement.

 
Dans le monde, plus de 20 millions de téléphones portables sont collectés chaque année pour la réutilisation ou le recyclage. Renouvelés en moyenne tous les 18 mois, les portables neufs ont pénétré à plus de 80 % les marchés des pays riches. Ils n’en finissent pas de trouver acquéreur dans le reste du monde. Soumis en Europe à des règles strictes de collecte, les portables et leurs batteries ne doivent pas être jetés n’importe où. Depuis 2005, fabricants et vendeurs sont d’ailleurs soumis à une obligation de traitement, par la directive européenne 2002/96/CE, baptisée « directive D3E » (Déchets des Equipements Electriques et Electroniques).
 
Car la facture sanitaire et environnementale d’un portable et de sa batterie grimpe très vite. A elle seule, une batterie de téléphone Nickel-Cadmium (NiCd) représente environ 33 % de la masse d’un appareil et peut polluer 600 000 litres d’eau, soit trois batteries pour une piscine olympique. Composés de plastique à plus de 60 %, d’arsenic, de plomb, et de cadmium, de zinc, de fer, de cuivre et de nickel, les portables et leurs batteries nuisent considérablement à l’environnement. Et c’est leur recyclage non responsable dans des pays en voie de développement, et la très forte croissance de ces « nouveaux » déchets électroniques, qui a poussé de nombreux gouvernements à légiférer sur leur traitement et leur valorisation.
 
 
Une troisième vie pour les portables ? Une option qui n’est pas écartée
 
Non triés ou conservés au fond d’un tiroir - selon la GSM association 100 millions de téléphones portables seraient stockés ainsi dans le monde - les mobiles sont intégralement recyclables. « Nous maîtrisons les techniques nécessaires au traitement de tous les téléphones depuis plusieurs années et nous les recyclons dans leur intégralité », explique Jean-Lionel Laccourreye, président de Fonebak France. Avec un chiffre d’affaire de 103 millions d’euros en 2009, Fonebak est la plus importante entreprise de recyclage de portables en Europe. L'entreprise, certifiée ISO 14001 et 9001, rachète tous les mobiles commercialisés sur le marché. 10 000 points de collecte permettent de récupérer les mobiles acheminés ensuite vers plusieurs usines de traitement.
 
Sur place, les téléphones sont auscultés et diagnostiqués en vue d’une réparation ou d’un démantèlement pour recyclage. « Nous faisons notre maximum pour donner une seconde vie aux mobiles. Ensuite, ils sont commercialisés dans des pays en voie de développement et réutilisés sur place par leurs nouveaux propriétaires », décrit Jean-Lionel Laccourreye, président de Fonebak France. Reconditionnés en majorité, les téléphones sont envoyés en direction du Moyen Orient, de l’Asie, de l’Afrique et du Brésil, pour y être ensuite récupérés de nouveau. « Sur place nous sensibilisons les revendeurs en ce sens », explique Jean-Lionel Laccoureye. De-là à envisager une troisième vie pour les portables ? Cette option n’est pas écartée par le Président France de Foneback.
 
 
Le bilan carbone de l’utilisation d’un mobile pendant un an équivaut à 29 kilos de CO2
 
Renouvelés environ tous les 18 mois en Europe et aux Etats-Unis, les portables représentent une réelle menace, selon une étude de Deloitte. Mais moins de 5 % des utilisateurs seraient sensibles à la question du recyclage des mobiles. « Pour attirer de nouveaux clients, nous avons déployé de nombreuses offres adaptées tant aux entreprises qu’aux particuliers », détaille Jean-Lionel Laccoureye. « Que ce soit pour le corporate, la distribution ou les particuliers, chacun peut trouver une offre qui lui correspond. Ensuite la sensibilisation des clients est essentielle, tout comme l’incitation financière qui joue un rôle moteur indéniable ».
 
Une étude menée par Ericsson, fabricant de portable, a révélé que le bilan carbone de l’utilisation d’un mobile pendant un an équivaut à un aller-retour en TGV entre Lyon et Paris, soit 29 kilos de CO2. Le poids environnemental se situe donc bien au niveau de sa fabrication. A ce jour, Fonebak traite entre 200 000 et 250 000 téléphones par mois et plusieurs tonnes d’accessoires.
 
Par Marie Varasson
 
 
 
 
 


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